Les meurtres
Le mercredi 13 novembre 1974, à 3h15 du matin, Ronald DeFeo Jr. prend son fusil cal. 40 et assassine son père, sa mère, ses deux frères et et ses deux s½urs pendant qu'ils dormaient dans leurs lits respectifs.
Le constat de la police
Le 14 novembre 1974, à 18h35, la police reçut un appel téléphonique d'un certain Joey Yeswit. Ce dernier les appella pour leur signaler qu'un jeune homme était passé dans un bar pour leur signaler que toute sa famille avait été tuée, qu'il s'était rendu sur les lieux avec le jeune homme et plusieurs autres personnes et qu'ils y avaient en effet découvert les cadavres de toute la famille. Dix minutes plus tard, la police arriva sur les lieux et y découvrit avec horreur le meurtre de toute la famille DeFeo.
Ronald DeFeo Jr. affirmera avoir passé la nuit chez ses parents, mais ne pouvant s'endormir, il partit vers 4h00 du matin pour travailler. Il aurait passé la journée à travailler, et, ayant essayé plusieurs fois de contacter ses parents par téléphone, décida d'aller les voir en fin de journée et y découvrit le massacre. Au fur et à mesure des interrogatoires, les doutes des policiers et les contradictions du fils aîné amenèrent les inspecteurs à avoir des doutes. Finalement après plusieurs heures d'interrogatoire, Ronald DeFeo Jr. avoua ses crimes.
Les corps furent tous retrouvés reposant dans la même position : tous étaient couchés sur le ventre, les bras allongés vers l'avant, comme pour laisser la chance au tireur d'atteindre facilement le thorax ou la tête des victimes. La police disait que si les voisins n'avaient rien entendu, c'est parce que la maison agissait comme un château fort et aurait assourdi le son. De plus, le chien des DeFeo aboyait bruyamment durant les meurtres. Les DeFeos croyaient très probablement que Ronald DeFeo Jr regardait encore Castle Keep, une émission particulièrement violente et remplie de tirs bruyants. Ronald DeFeo Jr. écoutait la télévision très fort, ce qui pourrait expliquer pourquoi les enfants ne se sont pas réveillés. M. et Mme DeFeo ont été les premiers à être assassinés et les enfants n'avaient aucune raison d'être alarmés parce qu'ils dormaient dans leur maison, dans leurs lits. Les autopsies ont révélé que les DeFeos n'ont pas été drogués au dîner et il a été prouvé que Mme DeFeo et Allison se sont réveillées.
Ronald DeFeo Jr. déclarera durant son interrogatoire que Dawn s'était réveillée et lui a demandé quel était le problème. Il lui a dit de se recoucher, ce qu'elle a fait, et c'est alors qu'il l'a abattue. Il est dur de dire si ce qu'il raconte est vrai car il créa beaucoup de versions différentes des meurtres pendant l'interrogatoire de la police
Le procès
L'audition préliminaire eu lieu le 22 septembre 1975, on plaida la folie Ronald DeFeo Jr.. Ce dernier prétendit que c'était le diable: des voix lui disaient : "TUE-LES, TUE-LES TOUS", mais Ronald DeFeo Jr. fut condamné à 6 peines consécutives d'emprisonnement de vingt-cinq ans à la prison spéciale de Danemorra. L'affaire fut classée par les scientifiques qui refusèrent d'y voir autre chose qu'une folie meurtrière.
Quand il se retrouva derrière les barreaux, la maison familiale fut mise en vente. Mais étant « tachée de sang », elle resta inoccupée pendant plusieurs mois malgré son prix attractif : 80.000 dollars.
"Evènements" fondateurs du mythe
Les Lutz (1975-1976)
Malgré le passé macabre de la grande demeure, une nouvelle famille, Les Lutz, y emménagent le 18 décembre 1975. George Lutz, 28 ans, propriétaire d'une compagnie de géomètres qui bat de l'aile, visite la propriété avec sa femme Kathleen. Ils viennent de se marier et possèdent trois enfants d'un premier mariage. Ils croient avoir trouvé la maison de leurs rêves et s'en portent acquéreurs.
Premier événement
Une de leurs premières actions est de demander à un prêtre, le Père Ralph Pecoraro, de venir bénir la maison. Au cours de la bénédiction, le prêtre dit entendre une voix, forte, semblant venir de nulle part, lui disant simplement : ALLEZ-VOUS EN!
"La maison du Diable"
À l'arrivée de la famille, la pièce des "croques-morts" était restée intacte et rien n'avait été enlevé de la salle. Cela était sûrement dû à la fréquente apparition d'un visage démoniaque dans cette salle, voisine de la chambre des deux frères. Selon les témoignages des Lutz, suivirent ensuite nombre de phénomènes inexpliqués. La famille constate d'énormes variations de température, la présence de l'odeur éc½urante d'un vieux parfum, la formation de taches noires sur les sanitaires et l'apparition de nuées de mouches malgré la saison hivernale. George Lutz est tiré de son sommeil chaque nuit vers 3h15. Détail troublant : c'est l'heure à laquelle le meurtre des DeFeo eut lieu. Il est réveillé par un orchestre symphonique très bruyant venant de la cuisine, vide. Un lion de céramique de plus de 1m de haut se met à bouger seul. On trouve des empreintes de sabots fourchus dans la neige tout autour de la maison. Les traces mènent tout droit à la porte du garage qui avait été arrachée de ses gonds, une prouesse qui aurait nécessité, selon le commentaire très subjectif de l'écrivain Anson, "une force au-delà de celle d'un être humain". Les Lutz arrivèrent rapidement à la conclusion que la maison de leurs rêves était en fait un endroit cauchemardesque.